Tiré du site Chamade
DÉPRESSION SAISONNIERE (ou les blues de l'automne...!)
Déjà dans la Grèce antique, les médecins préconisaient l’exposition à la lumière pour soigner les léthargies.
Notre organisme exige de la lumière pour se mettre en synchronisme avec les horaires des journées et des saisons. Le manque de lumière naturelle (intensité et spectre) modifie plusieurs fonctions
biologiques de l’organisme. Pour certaines personnes, ces modifications sont si fortes qu’elles dépassent la simple variation d’humeur et qu’elles sont ressenties comme douloureuses et
parfois insoutenables. Le corps médical a alors parlé, il y a environ 20 ans, de syndrome de dépression saisonnière.
La dépression saisonnière, appelée aussi SAD (Seasonnal Affective Disorder) ou TAS (Troubles Affectifs Saisonniers) commence habituellement vers le mois
d’octobre et disparait à l’arrivée des beaux jours (vers le mois d’avril).
Chaque année, le patient se sent déprimé par l’ambiance grisâtre de l’automne et de l’hiver. « Il ne se sent pas bien », il est mélancolique,
voire même dépressif, il a une envie de s’isoler et de fuir les contacts sociaux. Il devient parfois agressif, il sent un réel
manque d’énergie, une irrésistible envie de dormir et une réduction de la libido. Il devient boulimique vis-à-vis des sucres, ce qui
entraîne une prise de poids saisonnière difficile à assumer et à gérer.
Tous ces phénomènes, difficiles à contrôler, pèsent sur le travail, la vie de couple et de famille.
Si ces manifestations ont lieu durant les périodes automne / hiver s’étalant sur trois années successives, nous parlerons alors de « dépression
saisonnière ».
Les enfants et les adolescents sont également vulnérables à cette affection.
EST-CE UNE MALADIE FREQUENTE ?
Au Québec, environ 225 000 personnes souffrent de dépression saisonnière.
Parmi les personnes atteintes de dépression saisonnière, nous trouvons 75% de femmes et 25% d’hommes.
CAUSES ET RAISONS :
En automne, exposé moins longtemps à la lumière du jour, notre cerveau fonctionne en mode « nuit ». Il se produit alors des perturbations d’ordre chimique.
Le taux de mélatonine (hormone impliquée dans le sommeil) est trop élevé par rapport au taux normal d’une journée et exerce alors, sur notre organisme, un effet
fatiguant et déprimant.
Le taux de sérotonine est trop bas : ce qui explique l’augmentation de l’appétence pour les sucres (comme l’expose le Professeur Touitou).
On admet aujourd’hui que l’hypothèse mélatoninergique n’explique pas tout. D’où la seconde théorie axée sur le rôle de la sérotonine qui exerce elle aussi une action sur le noyau supra -
chiasmatique.
On sait qu’elle régit l’absorption alimentaire, qu’elle participe à la régulation de l’humeur et de la somnolence et que les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine (dont certains
antidépresseurs) sont efficaces dans le traitement du SAD. Ceci étant dit, pourquoi les théories mélatononergique et sérotoninergique ne seraient-elles pas complémentaires ?
Le débat est ouvert.
Cette dépression « saisonnière » n’est donc pas attribuée à des troubles psychologiques mais biologiques.
Le Dr Norman ROSENTHAL (psychiatre et chercheur au National Institude of Mental Health) a été un des premiers qui a démontré en 1984 le lien qui pouvait y avoir entre le manque de lumière et la
dépression. La découverte de ce type de dépression (SAD) est indissociable de l’invention de la luminothérapie elle-même. Le Docteur Rosenthal constata et démontra que l’exposition des patients
(atteints de SAD) à une lumière blanche artificielle améliorait leur état.
Les travaux du Professeur Czeissler (Université de Harvard) soulignent que les aveugles, même s’ils ne voient plus rien, possèdent encore des cellules nerveuses rétiniennes actives comme
photorécepteurs à la lumière. Ces personnes possèdent encore des rythmes circadiens normaux.
Dans ses travaux, le Dr. Léger prouve que les aveugles ont les mêmes troubles circadiens que les voyants.
Dans un questionnaire adressé à 1500 non-voyants, les résultats ont démontré que 96% des personnes souffrent d’insomnies et 67% se plaignent d’endormissements involontaires.
Des chercheurs ont multiplié les expériences et ont démontré l’efficacité de la luminothérapie dans ce type de dépression.
C’est probablement par le blocage de la mélatonine que la photothérapie agit dans la manifestation de ses effets cliniques.
La luminothérapie intervient par le blocage de la sécrétion de la mélatonine, mais c’est surtout « l’offset » (ou début du signal de l’inhibition de sécrétion) qui est
déterminant bien plus que l’amplitude de la sécrétion ou son inhibition. Par conséquent, la luminothérapie est plus efficace quand elle est prescrite le matin plutôt que le soir (à
l’exception du traitement de l’avance de phase du rythme veille - sommeil : voir chapitre insomnies).
La luminothérapie est restée très longtemps inconnue dans le monde médical. Un éditorialiste de « Archives of General Psychiatry » déclara : « Pour le SAD, la lumière
est aussi efficace que les antidépresseurs… peut-être même plus ».
EN 2005, LA LUMINOTHERAPIE A ETE CONSACREE PAR LES ASSOCIATIONS PSYCHIATRIQUES AMERICAINES COMME LE TRAITEMENT NUMERO 1 DE LA DEPRESSION SAISONNIERE.
|
Posologie recommandée : ½ heure de luminothérapie au moyen de la luminette, le matin (de préférence, dans les 2 heures après le lever). |
La Clinique Amis-Maux Inc. offre une conférence sur le sujet de la luminothérapie. Cette conférence est offerte par la psychologue Marie-Pier Lavoie spécialisée dans le traitement de cette problématique. Pour en savoir, consultez notre site Internet.
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||