Article tiré de Service et
Vie.com
Selon l'American Psychiatric Association, 3 à 5 % des
enfants d'âge scolaire sont affectés par le trouble du déficit de l'attention. Connue seulement depuis le début des années quatre-vingt, cet état a fait l'objet de nombreuses études et, à la
lueur de ces recherches, il est devenu évident que le trouble du déficit de l'attention a non seulement des conséquences sur l'apprentissage et le comportement de l'enfant, mais peut mener à des
dysfonctionnements qui, dans l'avenir, affecteront autant sa vie familiale que son travail et sa vie sociale. On estime que le tiers des enfants atteint du trouble du déficit de l'attention
présentent les mêmes symptômes à l'âge adulte, et que de ce tiers, 20 % développent une personnalité antisociale. Dans un livre intitulé « Manuel diagnostique et statistique des
troubles mentaux, 4e éd. » l'American Psychiatric Association propose certains critères pour le diagnostic du trouble du déficit de l'attention. En voici les faits saillants.
Le diagnostic
Il n'existe pas de test médical pour diagnostiquer le trouble du déficit de l'attention. psychologues. (Veuillez noter par contre que plusieurs psychologues, notamment à la Clinique Amis-Maux
Inc., sont en mesure d'évaluer la présence du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité autant chez l'enfant que chez l'adulte grâce à
l'administration de tests psychométriques standardisés fiables.) De plus, certaines conditions, qui n'ont rien à voir avec le déficit de l'attention, peuvent
présenter les mêmes symptômes. C'est pourquoi les critères de diagnostic, au nombre de cinq, sont très précis. Le premier critère concerne les
symptômes d'inattention et d'agitation-impulsivité. Pour rencontrer ce critère, l'enfant doit présenter les symptômes de l'un ou l'autre depuis au moins six mois
à un degré tel qu'il affecte le développement normal de sa personnalité. Certains enfants présentent les deux formes de symptômes, ce qui a mené à l'identification de trois sous-groupes : le
type prédominant inattentif, le type prédominant hyperactif-impulsif et le type combiné.
1er critère
Inattention
Les symptômes de l'inattention se reconnaissent par les facteurs suivants :
- l'enfant a du mal à se concentrer sur les détails et fait souvent des fautes d'inattention;
- Il a de la difficulté à soutenir son attention lorsqu'il exécute une tâche ou lorsqu'il joue;
- Il ne semble pas entendre lorsqu'on s'adresse à lui directement;
- Il manque de persévérance et ne finit jamais ce qu'il fait;
- Il a de la difficulté à organiser ses activités;
- Il évite ou déteste les activités qui demandent un effort mental soutenu;
- Il perd souvent les objets nécessaires à ses activités;
- Il est facilement distrait par des stimuli extérieurs;
- Il oublie souvent ce qu'il a à faire dans ses activités quotidiennes.
Agitation-impulsivité
Les symptômes de l'agitation-impulsivité se reconnaissent par les facteurs suivants
:
- L'enfant remue souvent et se tortille lorsqu'il est assis;
- Il a de la difficulté à rester assis pendant des périodes plus ou moins longues;
- Il court et grimpe sans cesse, souvent dans des situations ou des lieux inappropriés;
- Il a du mal à jouer tranquillement;
- Il parle souvent excessivement;
- Il a tendance à donner la réponse avant même qu'on ait fini de poser la question;
- Il a de la difficulté à attendre son tour;
- Il interrompt souvent les autres et a tendance à s'imposer.
Lorsque ces comportements sont déterminés, quatre autres critères doivent être pris en considération :
2e critère
Les symptômes sont apparus avant l'âge de 7 ans.
3e critère
- Ils se manifestent dans plus d'un contexte (par exemple à l'école et à la
maison). - Ils ont un impact négatif évident sur le fonctionnement social ou scolaire de l'enfant.
4e critère
- Ils ont un impact négatif évident sur le fonctionnement social ou scolaire
de l'enfant.
5e critère
- Il n'existe pas d'autres causes médicales ou psychologiques pouvant expliquer les
symptômes, par exemple l'anxiété, la dépression, la schizophrénie ou le stress (séparation des parents, deuil, etc.). De plus, il est nécessaire de faire un examen médical
complet afin de s'assurer que l'enfant ne souffre pas de troubles de la vue ou de l'audition, qu'il n'a pas de problèmes de thyroïde, d'épilepsie ou même une blessure à la tête, toutes des
conditions qui peuvent amener des symptômes d'hyperactivité.
Les troubles coexistants
Le trouble du déficit de l'attention est parfois accompagné de problèmes dont les symptômes sont distincts de ceux que l'on a déjà mentionnés.
Plusieurs enfants présentent des troubles de l'apprentissage ou du langage. Certains enfants ont le syndrome de Gilles de la Tourette, une condition qui provoque des tics et des mouvements
incontrôlables. d'autres, surtout les garçons, présentent une condition appelée opposition-provocation qui affecte leur conduite. l'enfant est entêté et querelleur, il a souvent des sautes
d'humeur et a tendance à provoquer. Cette combinaison de comportements apporte souvent des problèmes à l'école et mène parfois à la délinquance. Enfin, le trouble du déficit de l'attention est
parfois accompagné d'anxiété ou de dépression.
La complexité du trouble du déficit de l'attention exige plus qu'une simple médication. Aux États-Unis, «The National Attention Deficit Disorder Association » a publié un guide établissant
certains principes pour le diagnostic et le traitement du trouble du déficit de l'attention.
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